Cellulaires en accusation

Étant donné que je ne suis pas abonné à la télévision par câble ou satellite, je n’avais pas beaucoup de choix ce soir, et plutôt que d’écouter l’émission insignifiante de Patrice Lécuyer j’ai écouté une émission que j’avais téléchargée avant-hier (par BitTorrent bien sûr) et qui avait piqué ma curiosité: Cellulaires en accusation:

Dans les années 1990, aux États-Unis, l’industrie du téléphone mobile octroie 28 millions de dollars au docteur George L. Carlo pour diriger une étude devant évaluer la dangerosité des ondes électromagnétiques. Le téléphone cellulaire nuit gravement à la santé. Voilà le verdict du chercheur. Un verdict qui tombe comme un couperet pour toute une industrie qui compte bien ne pas se laisser faire face aux multiples procès de consommateurs qui sont lancés contre elle. Le gouvernement américain pourrait également être poursuivi dans cette cause…

Troublant. Le pire, c’est qu’un centre de recherche a trouvé une solution, et que l’industrie la boude puisque ça démontrerait leur culpabilité. Ça me rappelle ma lecture de La soif des entreprises, qui expose comment des gens bien équilibrés peuvent faire en sorte qu’une entreprise cause des gestes complètement immoraux.

Je me magasine une paire d’écouteurs le plus tôt possible, pour diminuer mon exposition aux fréquences nuisibles.

Si vous désirez voir le reportage, contactez-moi et je vous l’envoie.

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Des systèmes et des hommes

Raphael, au sujet de notre servitude involontaire, résumait:

Un système de pensée est souvent auto-cohérent : il ne permet de penser que des choses qui restent dans ce même système. Pour sortir du système de pensée propriétaire, il ne s’agit donc de ne pas utiliser que les artefacts qui en sont les fruits, notamment le droit de la propriété intellectuelle et ses subdivisions. Il faut donc penser non pas contre mais différemment, voire orthogonalement.

Notre pensée fonctionne par boucles de rétroaction, fidèle aux caractéristiques d’un réseau de neurones. Je lis dans ce résumé que la fin d’une boucle ne se produit souvent qu’en présentant des stimuli (raisonnements) complètement incompatibles avec ceux qui ont mis en place et maintenu cette boucle. J’y vois de fortes ressemblances avec les maladies mentales, la différence étant dans l’effet de la boucle: l’une crée un système de pensée, l’autre crée une mésadaptation sociale, par exemple.


What is the next (r)evolution?

L’éditorial de Tony Mobily dans le Free Software Magazine de mai 2005 à propos de la prochaine révolution/évolution de l’humanité après l’Internet a rallumé en moi la folie dont j’ai été atteint pendant les quelques mois où je n’ai cessé de m’informer sur le fonctionnement du cerveau – un réseau de neurones avec lesquelles les circuits électroniques discuteraient pour améliorer l’interface homme-machine.

The most important [revolution] in my opinion is a revolution in the interface between us and our computers, The way we interact with computers today is unintuitive, cumbersome, even pathetic, and it will need to change drastically in some way. I think keyboards and mice have long passed their due dates; voice interfaces simply don’t cut it – and I don’t think they would cut it even id they were 100% reliable. (How do you create a complex spreadsheet using just your voice?) A few years ago I was a great believer in VR (Virtual Reality: does anybody still remember it?), and I could have sworn that VR would be it, the future – I was wrong when I thought it back then, and I would be wrong is I said it now, at least considering its current incarnations.

I believe that the next revolution could be in the use of neural interfaces, which will allow us to interact with computers using our brains: no « middle man », no meat involved. (Now, it’s time for our future reader to burst into laughter and start feeling sorry for me…). What would we « see »? How would we do anything in there? How would we create complex spreadsheet just using our brain? Would those « neural chips » be able to make us see, hear, touch, and move? I don’t know the answer to these questions.


Une communauté d’individus

La quantité d’idées que je retire des communautés auxquelles je participe m’est bénéfique, car je confronte constamment ma vision des choses avec celle des autres, que ce soit pour découvrir comment mieux programmer ou comprendre les choix de ma société. Or, pour retirer autant de choses de communautés, il faut que les individus communiquent leur idées.

L’arrière-pensée lors de l’ouverture d’un blog personnel est qu’il s’agit d’une action à saveur égocentrique. Ici, c’est MOI qui parle. Ce sont MES idées. Elles proviennent d’une expérience unique d’un réseau de neurones ayant interagi avec d’innombrables personnes, dans une suite d’événements qui peuvent avoir été vécus par d’autres, certes, mais qui ont bâti l’état actuel de mon esprit.

Bien que ça soit MOI qui parle, je parle de chose que VOUS comprenez, et qui influencent déjà votre vie, puisque vous me lisez. Dans ce blog, je tenterai de relier entre elles les communautés auxquelles je participe, et faire suivre les idées ayant le plus de signification et d’importance pour moi. Derrière une action individuelle se cache une volonté de partager pour le bénéfice de tous!

Tout ceci est une façon bien détournée de s’excuser d’ouvrir « yet an other blog ». Je tenterai de me limiter à l’essentiel, car les journées passent trop vite pour qu’on se tienne au courant des moindres états d’âme de tous les gens qu’on connaît!