Eau de pluie: ça pompe!

J’ai profité d’une belle journée ensoleillée pour faire avancer mon projet de récupération d’eau de pluie. J’ai commencé par l’extérieur pour profiter du soleil, et j’ai connecté le tuyau de pompage à un premier baril. Je suis ensuite allé au sous-sol compléter la tuyauterie, et après 6 heures de travail, l’eau a jaillit! Voyez le tout en photos.

Il me reste à connecter les deux autres barils au premier pour commencer à récupérer de la vraie eau de pluie, car ce n’est pas encore le cas. J’ai rempli un baril d’eau de piscine pour tester!

Je veux aussi ajouter un interrupteur qui arrêtera la pompe quand le niveau d’eau dans le baril est trop bas, pour éviter de pomper de l’air et d’avoir à amorçer la pompe à nouveau. Aussi, tout dépendant de l’usage qu’on en fait et de la quantité d’eau de pluie récupérée, je songe ajouter un mécanisme de remplissage avec de l’eau de l’aqueduc en cas de sécheresse. Ainsi, la pompe n’aurait jamais à s’arrêter.

Autre amélioration possible: ajouter une colonne d’air sur le tuyau de pompage, pour diminuer le coup produit quand la pompe s’arrête. Je crois que ce « toc » est dû à l’inertie de l’eau pompée, qui cogne sur la valve de la pompe quand celle-ci s’arrête. Remarquez, c’est peut-être le fonctionnement normal…

Le lendemain, comme pour me narguer, il pleut toute la journée, et je ne récupérerai pas une seule goutte de cette belle pluie de printemps.

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Guerre chaude

Après avoir connu une période de « guerre froide » entre 1945 et 1990 basée sur le spectre de la destruction de la planète par l’atome, nous sommes désormais entrés dans une période de « guerre chaude » caractérisée par la menace de la destruction de la planète par l’automobile. Cette guerre chaude se fonde sur un développement massif de l’usage de l’automobile à l’échelle planétaire, sur un réchauffement climatique mondial désormais avéré, sur des tensions de plus en plus fortes sur les cours des matières premières (dont le pétrole), sur un pillage massif et un épuisement attendu des ressources naturelles, sur des guerres de conquête et de contrôle des réserves pétrolières. (voir ici)

Extrait du Dictionnaire critique de l’automobile.


Crise du pétrole à l’horizon

J’ai eu l’idée récemment de classer tous les documentaires référencés sur mininova en ordre décroissant de « seeds » afin de voir qu’est-ce que la communauté est la plus encline à partager. J’ai trouvé réconfortant de voir mes films favoris dans en tête de liste: An Inconvenient Truth (qui m’obsède depuis février), Sicko, Why we Fight (dont j’ai parlé ici même le 4 juillet dernier), et Who Killed the Electric Car?.

J’avoue avoir un penchant pour les films touchant au développement durable, tout particulièrement au transport. Il y a cependant un film qui ne figurait pas au « box office mininova »: The End of Suburbia (www.endofsuburbia.com), probablement parce qu’il s’agit d’un film parmis tant d’autres qui rappelle que nous approchons de la chute de l’ère du pétrole. Le film commence de la même façon que The Art of Urban Cycling, c’est-à-dire par un résumé historique de l’avènement de la voiture, caractérisé par un exode vers la banlieue.

Après le visionnement de ce film, je me suis questionné sur l’effet qu’aurait cette crise à l’apparence inévitable, et j’ai lu la page Wikipédia traitant de la crise mondiale du pétrole de 1973. Je trouvais curieux le fait d’avoir une récession économique en même temps qu’une inflation. Dans mon esprit mal éduqué, l’inflation vient avec la prospérité économique. J’ai réalisé qu’une crise de l’énergie apportera les deux: la hausse des prix du pétrole causera l’inflation. J’apprends donc que l’inflation peut avoir plusieurs causes.

Matthew Simmons, soulignant dans le film le black-out de l’été 2003 comme signe révélanteur de l’accroissement de la demande d’électricité, est un personnage intéressant. Il a affirmé à un journaliste du New York Times que, selon lui, « le prix du pétrole, présentement autour de 65$ le baril, ferait plus que tripler au courant des cinq prochaines années ». Ça, c’était en 2005. Son pari signifie qu’en 2010, le baril se vendrait au-dessus de 200$. Aujourd’hui, selon Bloomberg, le baril se vent 98$. En deux ans, ça fait 50% d’augmentation! Si, dans deux ans, il augmente encore de 50%, le baril sera à 147$. Dans quatre ans, en 2011, toujours au même rythme, il sera à 220$. Ça, c’est si le rythme reste le même. Le gars a de bonnes chances de gagner son pari.

En tout cas, la fin du film dresse un portrait assez sombre des 10 ou 20 prochaines années, et j’essaie d’en saisir l’ampleur, les diverses implications, et les façons de m’en sortir le mieux possible quand ça arrivera. Je crois que ça arrivera. Je n’ai pas les preuves devant les yeux, mais je le crois. Et vous, le croyez-vous?

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Qu’est-ce que ça change, d’avoir la foi? Pourquoi est-ce que je m’en préoccuperais? Les choses vont pourtant bien, aujourd’hui: je me promène en voiture, je fais mon épicerie, etc. Si la crise survient dans 10 ans, je serai encore là. Maëva, ma fille, aura 10 ans. Elle ne comprendra peut-être pas encore tout ce que ça signifie. On ira moins souvent en banlieue visiter la famille, peut-être.

Ma voiture actuelle a presque 14 ans d’âge, et à voir la rouille qu’elle a, je dois décider par quoi je la remplace, si je la remplace. Est-ce que ça vaut la peine d’acheter une voiture neuve, fonctionnant uniquement à l’essence, sachant que le coût de l’essence a déjà grimpé considérablement ces dernières années? Est-ce qu’une voiture hybride sera vraiment plus avantageuse, sachant que sa seule source d’énergie reste le pétrole? Je dois aussi penser à la baisse de valeur de revente une fois la crise venue, en sachant que les voitures achetées aujourd’hui sont plus durables que celles achetées il y a dix ans.

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Côté chauffage, j’ai comparé les coûts il y a deux ans, et j’ai décidé d’ajouter un élément électrique à ma fournaise 100% mazout. Je chauffe donc 90% du temps à l’électricité, et je suis beaucoup moins dépendant des variations de prix, même si l’électricité risque d’augmenter légèrement en même temps que le pétrole.

Pour le reste, que puis-je faire? Tout ce que j’achète provient très souvent de l’extérieur de ma province, et je dois m’attendre à une hausse graduelle des prix. C’est déjà visible avec la hausse récente du prix des céréales, en partie (ou totalité?) causée par la production d’éthanol, combinée à celle du baril de pétrole. L’essentiel, c’est de pouvoir me nourrir, donc favoriser les producteurs locaux. Il faut faire attention, car même en allant au marché Jean-Talon, il est possible d’acheter des choses qui proviennent de très loin.

Enfin, qui dit récession économique dit perte d’emploi. Au paysage, il faut ajouter la situation démographique: les boomers iront massivement à la retraite d’ici 10 ans, au même moment où le baril de pétrole commencera, dit-on, à grimper rapidement. Est-ce que la perte d’emploi surviendra au même moment? Est-ce qu’il y aura pénurie dans certains domaines? Et quels seront les secteurs les plus touchés par les pertes? Quels sont les secteurs les plus sûrs?

Tout comme lors de la crise de 1973, il y aura une forte recherche d’énergies alternatives. Mais les intervenants du film The End of Suburbia prétendent qu’il n’y a actuellement aucune solution permettant de remplacer le pétrole, et surtout pas en 10 ans. Éthanol? Insuffisant. Hydrogène? Ce n’est pas une source d’énergie. Nucléaire? Très coûteux, long à mettre en place. Il n’y aura PAS de solution.

Au Québec, on a l’hydro-électricité. Même si nous étions capables de convertir toutes nos voitures actuelles à l’électricité, nous n’aurions même pas assez d’électricité pour l’alimenter. Il faudra réduire nos déplacements, et renouer avec le transport collectif, économe en énergie et utilisant plus facilement l’électricité grâce à ses rails. Et il y a le vélo!


De l’écologie en barre: j’en mange!

J’ai été invité à faire l’essai de la barre Ecolo-Info Canada, et après m’être assuré que l’extension Firefox était bien livrée avec le code source, j’ai décidé d’aller de l’avant.

À première vue, c’est très intéressant: ça permet de connaître des groupes ayant des intérêts communs, et de communiquer ensemble par le biais des blogues, d’une messagerie, et de recherches sur leurs sites web. Il y a aussi un répertoire de sites classifiés et qui donnent des informations écolos pour les activités de tous les jours.

Pour conclure, je crois que cette écologie en barre me sera très utile quand vient le temps de me renseigner sur un enjeu d’actualité, et pour en discuter. Il faut dire que je lis très peu le journal, et que je n’écoute pratiquement pas la télé. Je suis l’actualité par le web, pour les enjeux qui m’intéressent, et cet outil tombe dans le mille!


Les Échanges Parc-Pins

L‘Arrondissement du Plateau-Mont-Royal lance un appel à tous au sujet des sites rendus disponibles par la démolition de l’échangeur Des Pins. Nous avons jusqu’au 9 octobre 2007 pour faire parvenir nos suggestions.

Je vous présente mes suggestions, et je vous invite à soumettre les vôtres, ou à commenter les miennes.

  • Construire à la fois des bureaux, des logements, et des commerces, afin de favoriser la vie de quartier et les petits déplacements à pied.
  • Aménager de larges trottoirs (pas en béton!) pour développer l’axe piétonnier est-ouest.
  • Les deux sites sont très visibles de la rue Parc, et devraient donc avoir une architecture qui sort de l’ordinaire et moderne. La hauteur des édifices ne devrait pas bloquer complètement la vue sur le centre-ville.
  • Des stationnements à vélo et des vestiaires avec douches devraient être aménagés gratuitement pour les cyclistes qui y travaillent, ou qui travaillent dans les environs.
  • Tous les locataires commerciaux devraient avoir accès à un petit quai de déchargement commun, pour de petits camions seulement (interdire les grandes remorques qui n’ont pas leur place en ville).
  • Il faut interdire le stationnement sur rue, et minimiser autant que possible le stationnement intérieur, pour favoriser l’utilisation du transport en commun, et donner de la place pour de la verdure, des piétons, et des terrasses.
  • Prévoir le passage à moyen terme d’un tramway sur Parc.
  • Aménager un toit vert avec une terrasse profitant de la vue sur le centre-ville et le fleuve.
  • Respecter la norme LEED.
  • Livrer le projet avec plan de mobilité, et le rendre public.
  • Inciter les commerçants et entreprises à embaucher des citoyens vivant déjà à proximité du site (moins de 5km) avec des incitatifs financiers (taxe à la distance?).

Bureau en gros fera la collecte des déchets électroniques

Ça, c’est vraiment cool:

C’est maintenant officiel, Bureau en gros s’est engagé à participer à la Mission Zéro déchet électronique. La chaîne implante actuellement dans chacun de ses 59 magasins participants au Québec un point de collecte de matériels électroniques désuets. Dès le 12 septembre prochain, ces points de collecte pourront recueillir vos déchets électroniques afin qu’ils soient acheminés vers une filiale de valorisation écologique.

La Mission Zéro déchet électronique constitue le premier pas vers l’implantation à l’échelle du Québec d’un réseau de récupération accessible et adapté aux besoins des consommateurs. Elle s’inscrit dans une optique de diminution des 30 000 tonnes de déchets électroniques que nous produisons annuellement. Ce projet sera mené conjointement par trois partenaires : l’émission La vie en vert, la chaîne Bureau en gros, qui sera responsable de la collecte, ainsi que le réseau des CFER (Centre de formation en entreprise et récupération), qui se chargera de récupérer et de recycler les appareils.


Projet Techno-Écolo : participants recherchés

Je fais suivre cette annonce de Communautique, reprise dans le Bulletin Envïle Express du 28 juin:

Le projet Techno-Écolo s’adresse à des jeunes de 18 à 30 qui désirent recevoir une formation complète en informatique. Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances très avancées pour pouvoir s’inscrire.

  • Initiation aux composantes d’un ordinateur
  • Technique d’assemblage et maintient d’un système informatique
  • Installation de logiciel libre et système d’exploitation
  • Utilisation des divers outils Internet
  • Sensibilisation aux enjeux environnementaux
  • Introduction au traitement de texte
  • Stratégie de création d’un CV et d’une lettre de présentation
  • Encadrement personnalisé pour la recherche d’emploi

La formation est gratuite et d’une durée de 15 semaines à raison de 21h par semaine. Le prochain groupe débutera le 9 juillet 2007.

Calendrier des formations:

Du 9 juillet au 19 octobre (15 semaines)
Du 22 octobre au 1er février (15 semaines)

Pour s’inscrire ou avoir des informations supplémentaires : 514.948.4499

Les animateurs du projet:
Mayckoll Coronado:
mayckoll@communautique.qc.ca
Pascal Landry:
pascal@communautique.qc.ca

Ce projet mis en place par Communautique en partenariat avec: Héberjeune Parc-Extension et l’éco-quartier de Parc-Extension

Financé par le Fonds régional d’investissement jeunesse.