The Seven Myths of Energy Independence

Ça fait un bout de temps que je réfléchis à la même chose:

During this transition away from oil, we will still need lots and lots (and lots) of oil to fuel what remains of the oil-burning fleet. If over those 20 years global oil demand were to fall from the current 86 million barrels a day to, say, 40 million barrels a day, we’d still need an average of 63 million barrels a day, for a total of 459 billion barrels, or almost half as much oil as we’ve used since the dawn of humankind.

And here we come to two key points. First, because the transition will require so much old energy, we may get only one chance: If we find ourselves in 2028 having backed the wrong clusters of technologies or policies, and are still too dependent on oil, there may not be enough crude left in the ground to fuel a second try. Second, even if we do back the right technologies, the United States and the world’s other big importers will still need far too much oil to avoid dealing with countries like Iran, Saudi Arabia, and Russia—no matter how abhorrent we find their politics.


Crise du pétrole à l’horizon

J’ai eu l’idée récemment de classer tous les documentaires référencés sur mininova en ordre décroissant de « seeds » afin de voir qu’est-ce que la communauté est la plus encline à partager. J’ai trouvé réconfortant de voir mes films favoris dans en tête de liste: An Inconvenient Truth (qui m’obsède depuis février), Sicko, Why we Fight (dont j’ai parlé ici même le 4 juillet dernier), et Who Killed the Electric Car?.

J’avoue avoir un penchant pour les films touchant au développement durable, tout particulièrement au transport. Il y a cependant un film qui ne figurait pas au « box office mininova »: The End of Suburbia (www.endofsuburbia.com), probablement parce qu’il s’agit d’un film parmis tant d’autres qui rappelle que nous approchons de la chute de l’ère du pétrole. Le film commence de la même façon que The Art of Urban Cycling, c’est-à-dire par un résumé historique de l’avènement de la voiture, caractérisé par un exode vers la banlieue.

Après le visionnement de ce film, je me suis questionné sur l’effet qu’aurait cette crise à l’apparence inévitable, et j’ai lu la page Wikipédia traitant de la crise mondiale du pétrole de 1973. Je trouvais curieux le fait d’avoir une récession économique en même temps qu’une inflation. Dans mon esprit mal éduqué, l’inflation vient avec la prospérité économique. J’ai réalisé qu’une crise de l’énergie apportera les deux: la hausse des prix du pétrole causera l’inflation. J’apprends donc que l’inflation peut avoir plusieurs causes.

Matthew Simmons, soulignant dans le film le black-out de l’été 2003 comme signe révélanteur de l’accroissement de la demande d’électricité, est un personnage intéressant. Il a affirmé à un journaliste du New York Times que, selon lui, « le prix du pétrole, présentement autour de 65$ le baril, ferait plus que tripler au courant des cinq prochaines années ». Ça, c’était en 2005. Son pari signifie qu’en 2010, le baril se vendrait au-dessus de 200$. Aujourd’hui, selon Bloomberg, le baril se vent 98$. En deux ans, ça fait 50% d’augmentation! Si, dans deux ans, il augmente encore de 50%, le baril sera à 147$. Dans quatre ans, en 2011, toujours au même rythme, il sera à 220$. Ça, c’est si le rythme reste le même. Le gars a de bonnes chances de gagner son pari.

En tout cas, la fin du film dresse un portrait assez sombre des 10 ou 20 prochaines années, et j’essaie d’en saisir l’ampleur, les diverses implications, et les façons de m’en sortir le mieux possible quand ça arrivera. Je crois que ça arrivera. Je n’ai pas les preuves devant les yeux, mais je le crois. Et vous, le croyez-vous?

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Qu’est-ce que ça change, d’avoir la foi? Pourquoi est-ce que je m’en préoccuperais? Les choses vont pourtant bien, aujourd’hui: je me promène en voiture, je fais mon épicerie, etc. Si la crise survient dans 10 ans, je serai encore là. Maëva, ma fille, aura 10 ans. Elle ne comprendra peut-être pas encore tout ce que ça signifie. On ira moins souvent en banlieue visiter la famille, peut-être.

Ma voiture actuelle a presque 14 ans d’âge, et à voir la rouille qu’elle a, je dois décider par quoi je la remplace, si je la remplace. Est-ce que ça vaut la peine d’acheter une voiture neuve, fonctionnant uniquement à l’essence, sachant que le coût de l’essence a déjà grimpé considérablement ces dernières années? Est-ce qu’une voiture hybride sera vraiment plus avantageuse, sachant que sa seule source d’énergie reste le pétrole? Je dois aussi penser à la baisse de valeur de revente une fois la crise venue, en sachant que les voitures achetées aujourd’hui sont plus durables que celles achetées il y a dix ans.

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Côté chauffage, j’ai comparé les coûts il y a deux ans, et j’ai décidé d’ajouter un élément électrique à ma fournaise 100% mazout. Je chauffe donc 90% du temps à l’électricité, et je suis beaucoup moins dépendant des variations de prix, même si l’électricité risque d’augmenter légèrement en même temps que le pétrole.

Pour le reste, que puis-je faire? Tout ce que j’achète provient très souvent de l’extérieur de ma province, et je dois m’attendre à une hausse graduelle des prix. C’est déjà visible avec la hausse récente du prix des céréales, en partie (ou totalité?) causée par la production d’éthanol, combinée à celle du baril de pétrole. L’essentiel, c’est de pouvoir me nourrir, donc favoriser les producteurs locaux. Il faut faire attention, car même en allant au marché Jean-Talon, il est possible d’acheter des choses qui proviennent de très loin.

Enfin, qui dit récession économique dit perte d’emploi. Au paysage, il faut ajouter la situation démographique: les boomers iront massivement à la retraite d’ici 10 ans, au même moment où le baril de pétrole commencera, dit-on, à grimper rapidement. Est-ce que la perte d’emploi surviendra au même moment? Est-ce qu’il y aura pénurie dans certains domaines? Et quels seront les secteurs les plus touchés par les pertes? Quels sont les secteurs les plus sûrs?

Tout comme lors de la crise de 1973, il y aura une forte recherche d’énergies alternatives. Mais les intervenants du film The End of Suburbia prétendent qu’il n’y a actuellement aucune solution permettant de remplacer le pétrole, et surtout pas en 10 ans. Éthanol? Insuffisant. Hydrogène? Ce n’est pas une source d’énergie. Nucléaire? Très coûteux, long à mettre en place. Il n’y aura PAS de solution.

Au Québec, on a l’hydro-électricité. Même si nous étions capables de convertir toutes nos voitures actuelles à l’électricité, nous n’aurions même pas assez d’électricité pour l’alimenter. Il faudra réduire nos déplacements, et renouer avec le transport collectif, économe en énergie et utilisant plus facilement l’électricité grâce à ses rails. Et il y a le vélo!


Les Échanges Parc-Pins

L‘Arrondissement du Plateau-Mont-Royal lance un appel à tous au sujet des sites rendus disponibles par la démolition de l’échangeur Des Pins. Nous avons jusqu’au 9 octobre 2007 pour faire parvenir nos suggestions.

Je vous présente mes suggestions, et je vous invite à soumettre les vôtres, ou à commenter les miennes.

  • Construire à la fois des bureaux, des logements, et des commerces, afin de favoriser la vie de quartier et les petits déplacements à pied.
  • Aménager de larges trottoirs (pas en béton!) pour développer l’axe piétonnier est-ouest.
  • Les deux sites sont très visibles de la rue Parc, et devraient donc avoir une architecture qui sort de l’ordinaire et moderne. La hauteur des édifices ne devrait pas bloquer complètement la vue sur le centre-ville.
  • Des stationnements à vélo et des vestiaires avec douches devraient être aménagés gratuitement pour les cyclistes qui y travaillent, ou qui travaillent dans les environs.
  • Tous les locataires commerciaux devraient avoir accès à un petit quai de déchargement commun, pour de petits camions seulement (interdire les grandes remorques qui n’ont pas leur place en ville).
  • Il faut interdire le stationnement sur rue, et minimiser autant que possible le stationnement intérieur, pour favoriser l’utilisation du transport en commun, et donner de la place pour de la verdure, des piétons, et des terrasses.
  • Prévoir le passage à moyen terme d’un tramway sur Parc.
  • Aménager un toit vert avec une terrasse profitant de la vue sur le centre-ville et le fleuve.
  • Respecter la norme LEED.
  • Livrer le projet avec plan de mobilité, et le rendre public.
  • Inciter les commerçants et entreprises à embaucher des citoyens vivant déjà à proximité du site (moins de 5km) avec des incitatifs financiers (taxe à la distance?).

Chauffe-piscines solaires à Énergie solaire Québec

J’ai assisté samedi à une clinique d’Énergie solaire Québec sur les chauffe-piscines solaires.

Énergie solaire Québec

La présentation était donnée par François Veilleux, président de SOL-ERE, un revendeur et installateur des chauffe-eau Aquatherm, et a bien venu sa salade. Les chiffres donnés ont servi surtout à calculer le nombre de panneaux nécessaires pour obtenir une température désirée. Chez moi, il faudrait trois panneaux de 4 pieds par 12 pieds à 300$. La seule place qui semble acceptable pour la pose est le cabanon, où nous pourrions mettre seulement deux panneaux, ce qui pourrait être suffisant. Il faudrait ajouter à ça un kit de contrôleur à 500$.

Chauffer une piscine à l’énergie solaire est une excellente façon de sauver de l’argent si vous avez un chauffe-eau à l’électricité ou au gaz. Un système existant peut facilement devenir « hybride » pour permettre de chauffer même lors de longues période de temps gris. Mais le vendeur a été sans équivoque: un chauffe-eau solaire suffit à lui seul: les journées froides et pluvieuses sont habituellement d’une journée froide mais ensoleillée, où la piscine reprend une température normale.

On pense quand-même remettre ce projet à l’an prochain, pour voir si on pourra se satisfaire d’une piscine sans chauffe-eau. On envisage installer une toile solaire, ou utiliser une fine couche d’huile réduisant la perte de chaleur par évaporation. Ça coûterait beaucoup moins cher qu’un chauffe-eau, mais ça peut être désagréable.


Débat sur les grands enjeux environnementaux de la campagne électorale provinciale

Étaient présents à ce débat à la Tohu:

L’environnement est définitivement sur toutes les bouches. Avant le débat, j’appuyais le Parti vert du Québec, et je l’appuie toujours, malgré la désolante prestation de son représentant. L’ADQ, je n’en parlerai pas, car le candidat a fait piètre figure. Le libéral s’est bien défendu, mais ne faisait pas le poids devant le programme du PQ, et Québec solidaire a très bien tiré son épingle du jeu, en obtenant de la salle plusieurs ovations.

Écouter (2h30, 68,5 Mo)

Comme dans les grands médias, le transport en commun a été mentionné à de nombreuses reprises. Les partis disent tous vouloir investir « massivement » pour les raison qu’on connaît. C’est bien. Mais si les montréalais quittent pour la banlieue, ce n’est pas parce que le transport en commun ne répond pas à leurs besoins, mais bien parce qu’ils cherchent les maisons moins chères, dans des quartiers plus tranquilles. Ça a l’effet pervers d’augmenter l’utilisation de la voiture, car leurs quartiers ne sont peu ou pas desservis par le transport en commun, et ils viennent empirer le problème de pollution de l’air et de bruit.

Investir dans le transport en commun n’est pas suffisant: il faut décourager l’utilisation de la voiture. Ça se fait de plusieurs façons:

  • ajouter une taxe sur l’essence;
  • augmenter le prix du permis de conduire;
  • instaurer des péages sur les ponts menant à Montréal;
  • stopper les nouveaux chantiers routiers comme le prolongement de la 30 et de la 25;
  • mettre en place un incitatif financier pour que les nouvelles constructions à Montréal incorporent davantage de logements familiaux (deux chambres ou plus);
  • diminuer la surface dédiée à la voiture au profit de pistes cyclables, de voies réservées aux autobus et au tramway;
  • appuyer l’auto-partage (Communauto) en l’intégrant au plan de transport de la ville;
  • mettre des vélos en libre-service;
  • modifier l’aménagement urbain de façon à réduire la vitesse (dos d’âne, courbes, sens uniques);
  • verdir la ville en plantant beaucoup plus que les 10 000 arbres promis par Tremblay;

Vous reconnaîtrez ici plusieurs éléments du programme de Projet Montréal, un parti municipal dont je suis membre, tout comme je suis membre du Parti vert.

L’efficacité énergétique a aussi beaucoup fait parler d’elle, pour différentes raisons. Certains la voient comme une façon de se serrer la ceinture pour éviter d’avoir à bâtir d’autres grands barrages hydroélectriques (Québec solidaire) alors que d’autres y voient une façon de faire bénéficier nos voisins du sud d’une énergie plus propre que leurs centrales au gaz et au charbon. Tous s’entendaient aussi pour ne pas hausser le prix de l’électricité. La géothermie a été mentionnée par M. Castonguay (Parti vert) comme une façon plus efficace de se chauffer et de se climatiser, ce qui a reçu une vague d’applaudissements.

À la lumière de ce débat, si je ne votais pas Vert, je voterais pour le Parti Québécois. Ce n’est toutefois pas le seul sujet sur lequel je suis sensible. Lundi prochain, 12 mars, j’invite les membres de FACIL chez moi pour une analyse des programmes politiques afin d’évaluer leur teneur en informatique libre.


Ce samedi 17 février, je marche pour les deux ans de Kyoto

Bonne fête Kyoto!


Chauffage: Comparaison des sources d’énergie

La montée des prix du pétrole en affecte plus d’un, et je suis particulièrement affecté, ayant récemment fait l’achat d’une maison chauffée au mazout. En 2003, le coût du litre était sous les 40 sous, alors que ma dernière facture était plutôt à 65 sous, et on prévoit un un coût moyen de 75 sous pour l’hiver 2005-2006. Inutile de dire que ça fait réfléchir.

J’ai donc entrepris d’évaluer mes options de chauffage. J’ai bâti une feuille de calcul qui tient compte de tout ce que j’ai pu trouver de mesurable sur le sujet. Elle m’a permis de prendre la décision d’ajouter un élément électrique à ma fournaise au mazout pour bénéficier du tarif bi-énergie, et économiser environ 870$ par année sur une facture qui aurait été de près de 3000$.

Afin de partager mon travail et peut-être d’améliorer mes calculs, je mets cette feuille de calcul à votre disposition. Je l’ai construite à l’aide de la suite bureautique OpenOffice.org, mais je l’exporte dans Google Docs.

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