Linux-Québec accède à son indépendance

Suite aux démarches de relance de Linux-Québec, FACIL a aujourd’hui décidé de créer une entité légale pour Linux-Québec, ce qui met fin à plusieurs années d’incertitudes quant à la nature de Linux-Québec.

Un comité de transition ayant la responsabilité de fonder légalement Linux-Québec et de tenir l’AG constituante sera complété lors de la prochaine réunion du CA de FACIL, mardi le 17 avril. Deux membres ont été nommés en assemblée: Claude Demers et Patrick Hétu, et le CA devra en nommer un troisième. Ce comité de transition devra organiser l’AG constituante avant le 31 décembre 2007.

Ironiquement, ce sont les membres de Linux-Québec qui ont créé FACIL pour se doter d’une existence légale. Est-ce qu’on vient d’extraire le coeur de FACIL, ou est-ce que cela permettra à FACIL de prendre son envol? L’histoire nous le dira.

Le nouveau conseil d’administration de FACIL est composé de:

  • Nicolas Marchildon (réélu)
  • Stéphane Couture (réélu)
  • Maxime Bouffard
  • Mathieu Lutfy
  • Fabian Rodriguez
  • Daniel Cedilotte
  • Yanick Cyr

Il est intéressant de noter que quatre des sept membres du CA de FACIL étaient de ceux qui ont relancé Linux-Québec en 2001 et avaient décidé de s’incorporer comme OBNL: moi-même, Maxime, Yanick et Daniel. Mathieu était là bien avant 2001; il participait aux activités de Linux-Québec en 1997. FACIL a donc paradoxalement un CA à « saveur Linux-Québec » au même moment où FACIL se départit de Linux-Québec.


Présentation Ubuntu, Jeudi le 19 octobre (FACIL / Linux-Québec)

Jeff Bailey, de Canonical, présentera la très populaire et conviviale distribution Linux Ubuntu au Centre de recherche informatique de Montréal. Détails…


Thème musical recherché

Je suis à la recherche d’un thème musical pour la Radio du libre. J’ai besoin d’un morceau pour l’intro avec message d’accueil et présentation des sujets, de quelques morceaux pour insérer entre les sujets, et d’une sortie. Le tout doit idéalement être mélodique même pour ceux qui écoutent dans le métro avec des écouteurs crappy.
Et si vous êtes bons en design web, on a également besoin d’une charte graphique pour le site web où l’on commencera par de la baladodiffusion.

Notez qu’on a 0$ pour le moment. Si le projet vous intéresse, je vous invite à adhérer à FACIL ou à faire un don (Paypal accepté).


Linux-Québec & FACIL: Les faits

Fin 2001, un groupe dont je faisais partie a relancé Linux-Québec, au moment où Linux-Québec n’était plus qu’un vieux site web, des forums bourrés de spam, et des présentations mensuelles à l’École Polytechnique, organisées par Michel Dagenais. Nous avons travaillé fort sur le site web et les forums, nous avons réalisé et imprimé un joli signet aux nouvelles couleurs de Linux-Québec, contenant la liste complète des groupes d’utilisateurs Linux québécois.

Nous avons commencé à avoir besoin d’un compte en banque, et le 20 février 2003, Maxime Bouffard propose d’enregistrer Linux-Québec comme organisme à but non-lucratif. Le nom Linux-Québec étant trop proche de Linux-Québec Technologies, une entreprise de Québec, le nom d’AQP3L avait été proposé par Jean-Michel Dault le 27 mars 2003, pour Association québécoise pour la promotion de Linux et de l’informatique libre. Ce nom devait servir de nom légal pour le groupe responsable du site http://www.linux-quebec.org.

C’est lors du premier congrès québécois du logiciel libre, ou plutôt la deuxième partie, qu’on a jugé le nom AQP3L trop laid, trop « geek », et Marc Lavallée a proposé de changer le nom pour FACIL. La charte de FACIL, élaborée par un comité issu du premier congrès, fut adoptée plus tard, lors de l’assemblée de fondation officielle. FACIL compte alors beaucoup plus de membres que le petit noyau de départ.

Depuis, une partie du noyau original de 2001 s’occupe toujours du site de Linux-Québec, mais les activités dites « Linux-Québec » font graduellement place aux activités « FACIL ». Dès la création de l’AQP3L, il était déjà question de deux groupes, un pour s’occuper de la bannière Linux-Québec, l’autre pour FACIL. Cependant, malgré que c’était clair pour moi que Linux-Québec a toujours été un site web géré par un groupe de bénévoles (nommé « groupe de relance », AQP3L ou FACIL), ça n’est toujours pas bien compris.

Aujourd’hui, Robin Millette, un membre du conseil d’administration de FACIL, proclamme la mort de Linux-Québec avec le départ encore nébuleux de Yan Morin. Ce dernier réagit à un effort d’un deuxième groupe de relance, oeuvrant dans l’ombre pour créer un autre organisme à but non lucratif pour Linux-Québec. Ce groupe, contrairement à celui de 2001, discute en privé, en excluant les bénévoles actuels de Linux-Québec. Je suis mandaté par le CA de FACIL pour présenter une ébauche de mandat, mais la réunion change d’heure à la dernière minute et je ne peux pas me présenter. Entre temps, une réaction à ma proposition est publiée par quelqu’un qui a lu mon texte, mais qui n’a rien compris de celui-ci. Quand-même, ma proposition est rejetée sans que j’aie pu l’expliquer. Pire, tous se rallient à la réaction écrite mentionnée ci-haut. J’ai enfin l’occasion d’exprimer ma détresse, mais le départ subséquent de Yan Morin souligne l’étendue du problème.

Je trouve très dommage que le groupe de relance ait été si pressé de rejeter ma proposition, de se lancer dans la création d’un OSBL supplémentaire sans avoir d’abord démontré leur sérieux en formant un groupe solide et en réalisant quelques projets. Ma proposition visait à créer un comité au sein de FACIL, qui aurait sa propre structure de décisions, qui aurait pu réaliser quelques projets au cours de quelques mois, après quoi la création d’un OSBL aurait été envisagée. Cette proposition tient toujours. J’espère ne pas revenir bredouille à la réunion du CA de FACIL, jeudi prochain.


Piratez moins: libérez-vous!

L’ACCVL (Alliance canadienne contre le vol de logiciels) a commandé à IDC une étude sur le piratage logiciel.

Selon le communiqué de presse, le « taux de piratage » serait de 36%, mais nulle-part on ne se voit expliqué ce que représente ce pourcentage. Sachant que le piratage n’est pas quelque chose qu’on déclare ouvertement, j’ai du mal à comprendre d’où vient le chiffre.

La conclusion de l’ACCVL est qu’une réduction du « taux de piratage » de 10%, au Canada, apporterait une croissance économique de 8.1 milliards sur 4 ans, pouvant créer 14000 emplois. Mais de quelle façon? Prétendent-ils que les « pirates » vont tous se mettre à payer chacune des copies piratées? qu’ils ne regarderont pas s’il existe un logiciel moins cher que celui qu’ils pirataient?

Derrière ces chiffres se cache quand-même l’idée que les logiciels distribués doivent être propriétaires. À preuve, l’ACCVL prône la mise à jour de la loi sur le droit d’auteur « pour être en conformité avec les obligations de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) » (WIPO, en anglais). Or, ces « lois sévères pour lutter contre le piratage » sont les mêmes qui interdisent aux américains le reverse-engineering de protection anti-copie, quitte à empêcher l’interopérabilité, et empêchant l’utilisation d’un lecteur DVD libre.

L’ACCVL, c’est qui?

Les sociétés membres de l’ACCVL sont, entre autres, Adobe Systems, Apple Canada Inc., Autodesk Canada Inc., Avid, Bentley Systems, Borland, CNC Software/Mastercam, Internet Security Systems, Macromedia, McAfee Inc., Microsoft Canada Co., PTC, SolidWorks, Sybase, Symantec Corp., The MathWorks Inc. et UGS.

À qui iront les profits engendrés par moins de piratage, et plus de protection du droit d’auteur? Plutôt que de donner tout cet argent à ces géants, pourquoi ne pas utiliser un logiciel libre, ou avoir recours aux services d’une entreprise locale, avec de la main-d’oeuvre locale?

Linux-Québec et FACIL maintiennent une liste des entreprises et consultants offrant leurs services pour de l’installation ou de la programmation de logiciels libres, qui compte à ce jour 43 noms:


http://www.linux-quebec.org/wiki/EntreprisesQuebecoises


Trop de distribs? Déchirements.

Sur #linux-quebec, la guerre des distributions Linux fait des victimes.

* PounK ignore tout le monde et parle tout seul
<ozz> t’en que tu t’astine pas c’est correct 🙂
<PounK> gentoo c’est mieu
<PounK> non debian c’est mieu
<PounK> va chier
<PounK> ta geule
<ozz> lol