Ma petite routine

Je fais partie des 5000 contributeurs d’OpenStreetMap qui ajoutent 25 000 kilomètres de routes chaque jour. J’expose ici comment mes contributions s’intègrent à ma routine quotidienne.

Ma fille réveille ma blonde, qui me réveille. Je m’habille, je déjeune, et je sors de la maison. Je met l’interrupteur de mon GPS bluetooth en marche, je lance Mobile Trail Explorer sur mon téléphone cellulaire, et je démarre mon enregistreuse vocale.

J’enfourche mon vélo et je pars pour le bureau. Je récite à voix haute le nom des rues que je croise, l’emplacement des boîtes à lettres, des supports à vélo, des cabines téléphoniques, arrêts d’autobus et autres points d’intérêt.

Le soir, je télécharge la trace GPS et l’enregistrement sur mon ordinateur. J’envoie le fichier GPX à OpenStreetMap, et j’ouvre JOSM pour écouter mon enregistrement et retranscrire ce que j’ai noté verbalement, ceci grâce à l’Audio Mapping de JOSM.

Après deux semaines, la carte OpenStreetMap de mon quartier est presque complète. Je commence à être bien préparé pour le Mapping Party en septembre!


Préparatifs pour le party de lancement Ubuntu 8.04 à Montréal

Canonical sort une version de Ubuntu Linux à tous les 6 mois, et c’est demain que sortira la version 8.04 (avril 2008), surnommée Hardy Heron. Et comme en octobre dernier, une fête de lancement est organisée à Montréal, mais cette fois-ci on me dit que ça sera encore plus gros.

Je ne suis pas impliqué dans l’organisation, mais je suis en charge d’apporter l’usine à CD de Facil, avec laquelle je produirai des CD et DVD d’Ubuntu. Cette fois-ci, la présentation sera meilleure, car on aura le logo de Ubuntu sur le CD. Les CD et DVD seront vendus 2$, ce qui servira à payer l’usine à CD.

Voici un test d’impression que j’ai fait hier soir:

Ubuntu 8.04 présenté par Facil


Nokia rejette « le JPEG du vidéo »: Ogg Theora

Avez-vous déjà remarqué que tous les sites web offrant du vidéo et qui ont du succès utilisent Flash? C’est facile de s’en rendre compte en cliquant avec le bouton de droit: au lieu du menu habituel, on se retrouve avec un menu spécifique à Flash, car Flash prend le contrôle d’un carré de votre écran. Or Flash est un plug-in; il n’est pas inclu dans le navigateur, et c’est seulement parce que la compagnie Macromedia le souhaite que les navigateurs Firefox ou Opera peuvent l’utiliser.

Les programmeurs de Firefox ont très peu de choses à dire sur ce que fait Flash avec votre ordinateur, ou comment il interagit avec vous. Les sites web faits complètement en Flash ont toujours un « feeling » différent du reste des applications: les barres de défilement ne répondent pas à la roulette de votre souris, il faut laisser le bouton pressé pour que le texte défile, le copier-coller ne fonctionne pas… tout ça parce que c’est un plug-in très indépendant de votre fureteur.

Comparez avec une image, un JPEG (souvent JPG tout court), ou un GIF: vous pouvez copier-coller l’image d’un site web vers Word ou un courriel, vous pouvez cliquer avec le bouton droit pour la sauvegarder sur votre ordinateur, vous pouvez connaître sa taille en kilo-octets, et si vous êtes non-voyant, un texte de remplacement explique le contenu de l’image. Or un JPEG est un fichier, mais contrairement à un fichier Flash, la spécification de sa structure interne est publique, ce qui permet à toute entreprise d’écrire un logiciel qui permet de produire et afficher un JPEG. C’est grâce à cette ouverture que le JPEG est compris par tous les logiciels d’aujourd’hui.

Seriez-vous capables de copier-coller un vidéo d’une page web vers un courriel? Avez-vous déjà reçu un courriel contenant un vidéo sans avoir à cliquer sur un lien? Sûrement pas! Or la nouvelle norme HTML, le langage qui permet de bâtir une page web, pourrait comprendre la possibilité d’inclure un vidéo dans une page web, sans avoir recours au plug-in propriétaire Flash.

Une compagnie vient obscurcir ce tableau. Ce que j’apprends par Fabian, c’est que Nokia refuse de faire en sorte que les formats Ogg Theora (vidéo) et Ogg Vorbis (audio) soient supportés par la plupart des navigateurs web. Ça revient en quelque sorte à rejeter JPEG et GIF, au profit de divers formats incompatibles les uns avec les autres, et surtout, qui permettront aux diffuseurs de contenu de contrôler ce que vous pouvez faire avec celui-ci.

La rumeur veut qu’Apple soit aussi derrière ça, car on sait qu’Apple diffuse déjà sa musique avec des mécanismes anti-copie, et comme la compagnie subit de grandes pressions de l’industrie du disque (et probablement d’Hollywood), elle a tout intérêt à faire du lobbying pour faire échec à tout format dépourvu protection anti-copie comme Ogg Vorbis et Ogg Theora. Apple a vu ce qui est arrivé avec le MP3, qui a supplanté tous les formats protégés (DRM) qu’elle a voulu faire avaler pour contrôler votre ordinateur et votre lecteur MP3. En refusant les formats ouverts comme Ogg, Apple et Nokia espèrent qu’elles pourront contrôler le nombre de copies que vous faites de chaque vidéo sur le web.

iPod+iTunes+DRM = menottes

Un meilleur exemple, plus extrème, est d’imaginer un internet où chaque texte publié sur le web serait techniquement protégé. Vous ne pourriez pas copier-coller un article pour l’envoyer par courriel, ni en sauvegarder une copie sans que le diffuseur l’ait autorisé. Le diffuseur vous imposerait vraisemblablement un abonnement payant, lui permettant par le fait même de savoir tout ce que vous lisez… Avez-vous dit Big Brother?

Bye-bye la liberté de copier-coller dans un courriel un vidéo que vous avez apprécié, si le diffuseur vous l’interdit. Bye-bye la possibilité de sauvegarder un vidéo sur votre iPod vidéo si le diffuseur vous l’interdit. Dites re-bonjour aux éternels problèmes de compatibilité Mac-PC-Linux!

Enfin, pour pouvoir afficher un vidéo dont le format est propriétaire, votre ordinateur devra télécharger un bout de logiciel, un codec, dont la recette sera assurément secrète, pour éviter que quelqu’un ne comprenne comment contourner la protection anti-copie. Or un bout de logiciel, secret ou non, donne un pouvoir énorme sur votre ordinateur à l’entreprise qui le produit. Le codec contactera vraisemblablement le diffuseur par internet pour lui demander si vous avez la permission de visionner le vidéo, mais il pourra aussi bien prendre une photo de vous avec votre webcam, vous écouter avec votre microphone, lire vos courriels, ou ouvrir une porte-arrière (backdoor), comme Sony l’a déjà fait avec plusieurs CD de musique.

Ce que vous pouvez faire pour éviter une période de grande noirceur est d’écrire à Nokia et Apple pour signaler votre opposition à ce refus de supporter un standard ouvert dans les navigateurs web de demain. Chez Nokia, Stephan Wenger est l’auteur de la note envoyée au W3C. Chez Apple, j’ai peur que ça ne serve à rien de les raisonner. Ils ont une vision de grandeur, dans laquelle ils contrôlent toute la diffusion de musique sur internet, et ne demandent rien de mieux que de contrôler la vidéo, attirés par les juteux contrats avec Hollywood.


Le logiciel libre : une incarnation moderne de la devise: « Liberté, égalité, fraternité »

Vous le saviez probablement déjà : l’expression « logiciel libre » fait référence à la liberté et non pas au prix. En fait, pour comprendre le concept, vous devez penser, même si les logiciels libres sont presque tous gratuits, à la « liberté d’expression », et non à une « bière gratuite ». L’expression « logiciel libre » fait donc référence à la liberté pour les utilisateurs d’exécuter, de copier, de distribuer, d’étudier, de modifier et d’améliorer le logiciel. Pour développer sur ce phénomène, dont l’engouement se fait de plus en plus sentir, tant du côté des particuliers que des organisations, la TÉLUQ et La Toile des Communicateurs recevront le 12 décembre prochain François Huot, un journaliste de carrière certes et également un vulgarisateur informatique, lors d’un spécial hors série de nos soirées « Les Grands Communicateurs ».

  • Auditorium de la TÉLUQ, 100, Sherbrooke Ouest, salle SU1550, à Montréal (près de la station de métro Place-des-Arts)
  • Dans les locaux de la TÉLUQ, à Québec, au 455, rue du Parvis, salle 2332 (quartier St-Roch, anciennement rue de l’Église)
  • Par webcast (par le biais d’une adresse URL qui vous est communiquée après réservation)

Nous sommes tous reliés par Geni

Si vous n’êtes pas déjà dans la vague de l’internet « deux point zéro », le web social, alors peut-être que c’est par Geni que vous serez conquis.

Celui qui a déjà tenté d’utiliser un logiciel de généalogie avant 2007 aura peut-être réalisé son isolement, l’ampleur de la tâche, et la difficulté de partager le résultat. Guillaume m’avait parlé de Geni en janvier, et après mûre réflexion, je crois que ça vient presque tout résoudre.

Geni est un peu comme l’encyclopédie collaborative Wikipédia, mais pour la généalogie. Vous commencez par créer votre propre fiche, puis vous ajoutez vos parents, frères, soeurs, cousins et enfants. De là, vous pouvez inviter ceux-ci à se connecter et ajouter les membres de leur famille. Par ce jeu, l’arbre prend rapidement de l’ampleur, et vous pouvez voir l’arbre résultant des ajouts de votre famille.

Mais attention, pas question de voir les arbre de gens qui ne sont pas connectés à vous, du moins pas pour le moment. Éventuellement, la majorité des gens seront reliés de près ou de loin, comme dans le site de relations professionnelles LinkedIn, où on peut voir la chaîne de personnes qu’on doit traverser pour s’adresser à quelqu’un qu’on ne connaît pas (genre: un ami d’un ami d’un ami).

Donc, après plusieurs mois à réfléchir sur l’avenir de mon wiki de généalogie, j’ai renoncé à bâtir un logiciel libre qui ferait l’équivalent de Geni. Malheureusement, Geni n’est pas un logiciel qu’on peut télécharger ou améliorer, et on ne peut pas pour le moment exporter les données, qui sont gardées prisonnières. On peut les voir et les imprimer, mais pas les sauvegarder sur son disque.

Personnellement, je trouve ça très dommage, mais j’ai un tout petit espoir que ça devienne possible. Au fond, après tant d’années à m’efforcer de bâtir un arbre généalogique à temps perdu, je suis content que Geni arrive, avec le potentiel d’inclure une majorité de la population. C’est fabuleux, il faut l’admettre, mais ça appartiendra à une corporation…


Mon carnet techno

Maintenant que j’y ai posté deux articles, je me permets de mentionner ici que j’ai maintenant un carnet techno.

Le but? Je suis un grand utilisateur d’ordinateur, et depuis que j’utilise presque exclusivement des logiciel libres, j’ai changé ma façon de voir un logiciel. Je n’utilise plus des logiciels qui sont améliorés aux 5 ans; c’est plutôt 6 mois pour Ubuntu. Ça me motive beaucoup plus à soumettre des rapports de bogues et des propositions d’amélioration, dans l’espoir qu’il soit accepté, que quelqu’un y travaille, et que ça me soit retourné.

Ce carnet techno me servira donc à parler en français des rapports de bogues que je soumets en anglais. C’est en somme une façon de rejoindre plus de développeurs et d’utilisateurs qui pourraient me comprendre, supporter, et aider. Le public cible étant différent, j’ai décidé de créer un carnet différent.


Épluchez, chers amis, épluchez!

Faisant suite au premier BBQ de Facil, voici que nous vous préparons une épluchette! Ça se passera chez moi, à Montréal, le dimanche 19 août. Membre ou pas, si vous aimez l’informatique libre, venez fêter la récolte de maïs avec nous!

Lire l’annonce au complet