Des irritants positifs chez Office 2007

Je suis tombé sur cette affirmation hallucinante sur les « effets positifs » de Microsoft Office 2007 dans Direction Informatique:

« Robert Laurin pense toutefois que l’arrivée d’Office 2007 occasionnera des retombées immédiates pour les partenaires Microsoft et risque de susciter un effet d’entraînement. « Office aura très certainement un effet rapide et positif, dit-il. Déjà, nous avons eu plusieurs demandes via notre service de support technique (helpdesk). Ces appels proviennent d’utilisateurs qui reçoivent des fichiers sauvegardés en Office 2007 et qui n’arrivent pas à les ouvrir. Il va probablement falloir le déployer assez rapidement. »

J’espère ne pas être le seul à penser qu’empêcher des utilisateurs d’ouvrir des fichiers soit souhaitable. J’appellerais ça plutôt un dommage collatéral.

Plus loin, M. Laurin souligne l’effet d’entraînement que cela provoquera. Ce que je comprends, c’est que plus les utilisateurs auront des problèmes, plus ils voudront migrer vers la nouvelle version.

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Promouvoir Linux, c’est lutter contre Microsoft?

Conversation intéressante, ce midi, avec un collègue, à propos de ce qu’il appelle la guerre de Linux contre Microsoft. Après tant d’années à utiliser Linux, j’ai lentement évacué ce malaise que j’avais avec les produits de Microsoft. Il y a quelques semaines, j’ai eu droit à un bain de foule dans un magasin d’électronique à grande surface, où j’ai réalisé le nombre écrasant de gens qui utilisent encore Windows.

Aujourd’hui, c’est Daniel qui me remet une autre réalité en pleine face en m’expliquant comment Microsoft est arrivé à ce monopole, et comment il le maintient toujours. Il y a sûrement un site web, quelque part, qui répertorie toutes les actions faites par Microsoft visant à tuer la concurrence à petit feu, usant de sa position dominante, avec des pratiques aggressives et bien planifiées. Ça continue encore aujourd’hui, même si Apple et Linux augmentent leur part du gâteau.

Toujours selon mon collègue, Firefox n’est pas une menace pour Microsoft. D’ailleurs, Microsoft l’a récemment démontré en offrant son aide au projet Mozilla. Tant qu’Internet Explorer continuera d’interpréter les normes du W3C à sa façon, que Mozilla y collera autant que possible avec comme conséquences des incompatibilités, c’est Internet Explorer qui sera le navigateur de choix pour les concepteurs de sites web, et donc des visiteurs, même si la grande majorité des sites web fonctionnent très bien dans Firefox. C’est la peur que les sites ne fonctionnent pas dans Firefox qui en fera un navigateur de second choix pour le grand public. Microsoft a tout avantage à soigner son image et offrir de l’aide à Mozilla pour qu’il fonctionne bien sous Vista, tant que Mozilla ne tentera pas de s’écarter des normes W3C pour faire fonctionner les sites faits pour Internet Explorer. Et qui dit Internet Explorer dit Windows. Pas étonnant qu’Internet Explorer ne soit plus disponible pour Mac.

Aussi, même si plusieurs voient une victoire dans le fait que Microsoft supportera le format Open Document (forcé de le faire pour obtenir de lucratifs contrats) il s’agit pour le moment d’une défaite, car ce support sera fourni par un convertisseur externe que seuls les zélés utiliseront, parce que Word continuera de sauvegarder par défaut dans son propre format, et que les utilisateurs d’Open Office pourront quand-même lire les documents Word pendant longtemps. Ajoutez à ça les problèmes de convertion entre les deux, qu’ils existent ou pas en réalité, et vous avez une situation où Word restera dominant pour longtemps. Bref, un petit pas pour le logiciel libre, mais une bataille de gagnée pour Microsoft, qui apparaît comme le gentil dans cette histoire.

Il m’a aussi beaucoup parlé de .Net, qui compétitionne Java, et dans une moindre mesure, PHP. La forte intégration des produits et l’utilisation de C# pour interagir avec n’importe lequel, mariée à une dominance de Windows comme système d’exploitation dans les ordinateurs personnels et corporatifs font que beaucoup de débutants en programmation ont une voie bien claire à suivre, et ont besoin de moins de connaissances que s’il devaient utiliser un langage propre à chacun des composants à intégrer. Au bout du compte, comme ça a été le cas avec Basic et Visual Basic, la main-d’oeuvre coûte moins cher pour développer en .Net qu’avec n’importe quoi d’autre, et les logiciels produits ne fonctionnent que sur Windows. Tout le discours d’ouverture avec les services web, c’est de la poudre aux yeux, car il sera toujours plus facile d’intégrer un produit Microsoft à un autre produit Microsoft, peu importe que ça passe par XML ou son format propriétaire.

En conclusion, toujours selon Daniel, la meilleure façon de combattre ce monopole, c’est de le scinder en morceaux. L’offre des logiciels libres ne sera jamais suffisamment focussée pour véritablement porter atteinte à la dominance du géant sur les systèmes d’exploitation.

J’aime ça, les discussions comme ça qui remettent les yeux à la bonne place.


FairUse4WM contourne le DRM de Microsoft

Ça devait arriver un jour ou l’autre.

Parlant de DRM, je vous invite à écouter l’enregistrement de la présentation Des pirates plein la salle sur le « téléchargement, le droit d’auteur et la récente et célèbre loi DADVSI française (droits d’auteurs et droits voisins dans la société de l’information) ».


Piratez moins: libérez-vous!

L’ACCVL (Alliance canadienne contre le vol de logiciels) a commandé à IDC une étude sur le piratage logiciel.

Selon le communiqué de presse, le « taux de piratage » serait de 36%, mais nulle-part on ne se voit expliqué ce que représente ce pourcentage. Sachant que le piratage n’est pas quelque chose qu’on déclare ouvertement, j’ai du mal à comprendre d’où vient le chiffre.

La conclusion de l’ACCVL est qu’une réduction du « taux de piratage » de 10%, au Canada, apporterait une croissance économique de 8.1 milliards sur 4 ans, pouvant créer 14000 emplois. Mais de quelle façon? Prétendent-ils que les « pirates » vont tous se mettre à payer chacune des copies piratées? qu’ils ne regarderont pas s’il existe un logiciel moins cher que celui qu’ils pirataient?

Derrière ces chiffres se cache quand-même l’idée que les logiciels distribués doivent être propriétaires. À preuve, l’ACCVL prône la mise à jour de la loi sur le droit d’auteur « pour être en conformité avec les obligations de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) » (WIPO, en anglais). Or, ces « lois sévères pour lutter contre le piratage » sont les mêmes qui interdisent aux américains le reverse-engineering de protection anti-copie, quitte à empêcher l’interopérabilité, et empêchant l’utilisation d’un lecteur DVD libre.

L’ACCVL, c’est qui?

Les sociétés membres de l’ACCVL sont, entre autres, Adobe Systems, Apple Canada Inc., Autodesk Canada Inc., Avid, Bentley Systems, Borland, CNC Software/Mastercam, Internet Security Systems, Macromedia, McAfee Inc., Microsoft Canada Co., PTC, SolidWorks, Sybase, Symantec Corp., The MathWorks Inc. et UGS.

À qui iront les profits engendrés par moins de piratage, et plus de protection du droit d’auteur? Plutôt que de donner tout cet argent à ces géants, pourquoi ne pas utiliser un logiciel libre, ou avoir recours aux services d’une entreprise locale, avec de la main-d’oeuvre locale?

Linux-Québec et FACIL maintiennent une liste des entreprises et consultants offrant leurs services pour de l’installation ou de la programmation de logiciels libres, qui compte à ce jour 43 noms:


http://www.linux-quebec.org/wiki/EntreprisesQuebecoises


Le métro Square-Victoria sauvé!

Pendant près d’un an après avoir observé de nombreux « blue screen » à la station Square-Victoria, sortie Viger, et après avoir publié des photos sur la page CrashArt, je n’ai plus remarqué de problèmes. Je m’étais dit qu’ils avaient mis à jour les ordinateurs, ou passé de Windows 2000 à XP, et que tout était rentré dans l’ordre.

Je fut étonné, ce matin, de voir au bout du tunnel un écran avec du texte blanc sur fond noir. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça! Pourtant, en m’approchant, l’image devient de plus en plus familière: c’est Linux en train de démarrer!

Je ne fut pas au bout de ma surprise. Après m’être arrêté devant le merveilleux écran qui prenait du temps à détecter son réseau, quelque chose d’encore plus étonnant se produisit: s’afficha le logo d’Ubuntu Linux. Ce n’est pas tout à fait la distribution Linux que je m’attendais à voir, car elle est plutôt jeune et axée sur la bureautique. Néanmoins, comme on dit, « it made my day » 🙂


Sombre portrait

C’est un sombre portrait que nous dresse le magazine Protégez-vous, rapporté dans Le Devoir. Seul réconfort, M. Guglielminetti fait mention de la mauvaise réputation des produits de l’empire et d’alternatives comme Linux et Firefox, deux logiciels libres.


Rembousement d’une copie de Windows

Yannick vient de s’acheter un ordinateur portatif et a décidé d’utiliser Debian GNU/Linux plutôt que la copie de Windows XP qui était vendue avec le portable. Ayant refusé le contrat de licence d’utilisateur final de Microsoft, il aurait normalement le droit d’être remboursé la valeur intégrale.

Comme il s’y attendait, Microsoft et HP se lancent la balle. C’est un dossier que je suivrai attentivement, car cette vente de Windows liée à l’achat d’un ordinateur est un problème très répandu chez ceux qui ont fait le choix d’utiliser des logiciels libres.