158$ et trois points d’inaptitude

En revenant du travail vendredi soir, j’ai rencontré un automobiliste du type qui pense que les cyclistes n’ont pas leur place dans la rue. Du moins, il a une notion plutôt tordue de la sécurité routière.

Circulant sur Beaubien direction est, juste avant la rue St-Michel, il m’a d’abord dépassé en me frôlant. On me dépasse à distance variable, parfois en prenant complètement la voie à sens inverse, parfois en me laissant un mètre. Mais ce jour-là, c’est environ 50 centimètres que le monsieur me donne, nettement en-dessous de la confortable normale. Mais jusque là, rien de catastrophique.

Ça arrive assez régulièrement. Une fois sur deux, je rattrape l’automobiliste au prochain feu de circulation, et je tente de l’informer que sa conduite est dangeureuse. J’arrive de plus en plus à le faire calmement, pour autant qu’on ne m’insulte pas. À vélo, je peux me faufiler d’un côté ou de l’autre de la voiture, et je dis quelque chose comme: « Bonjour! La prochaine fois que vous dépassez un cycliste, pourriez-vous lui laisser un peu plus de place s’il-vous-plaît? »

Vendredi, j’ai attiré l’attention du chauffeur en faisant aller ma main, mais il n’a pas baissé sa fenêtre. Alors je récite ma phrase en criant, l’automobiliste me répondant par un coup d’accélérateur. Il n’alla pas bien loin puisque la voiture devant lui n’avait pas bougé. Il avait jeté les gants, ce qui me mit en colère et j’allai me placer dans la file, devant lui. Il patientera, ou il me passera sur le corps.

Au feu vert, le cortège de véhicules démarre (moi inclus), et pendant un moment il ne tente pas de me dépasser. Puis, au pire instant je m’apperçois qu’il tente la manoeuvre. La voie à sens inverse est densément peuplée, et s’il s’était déplacé de 5 centimètres plus à gauche, il aurait perdu son rétroviseur. À sa droite, je suis en mode survie. J’observe tout très attentivement, prêt à freiner ou à tourner pour me sortir de ce sandwich de tôle. Quand il a passé, je récite à voix haute sa plaque d’immatriculation.

La semaine dernière, j’ai traversé à un feu rouge. La chaussée était mouillée, ce qui rend bruyant le déplacement des automobiles. C’était le grand silence. La voie était libre, et j’ai traversé après m’être arrêté le pied à terre. Un policier m’a vu, et m’a averti que je pourrais avoir des points d’inaptitude sur mon permis de conduire.

J’étais un peu fâché, mais quand-même content que ça soit mon premier avertissement en 10 ans de cyclisme à Montréal. C’est avec cette amertume que j’ai récité sans cesse jusqu’à chez moi le numéro de la plaque d’immatriculation du chauffard qui avait tenté de me donner une leçon. J’ai appelé la police, qui m’a dit que je devais me présenter à un poste de quartier pour faire ma déposition, ce que j’ai fait immédiatement après.

Le monsieur, propriétaire du véhicule dans lequel se trouvait également deux ou trois passagers (sa femme et ses enfants, vraisemblablement), recevra par la poste un constat d’infraction, une amende de 158$ et trois points d’inaptitude. S’il conteste, il se peut que j’aille en cour donner ma version des faits. Je pourrai imprimer ce billet dans quelques mois pour me rafraîchir la mémoire.

Quoi qu’il arrive, mon petit doigt me dit qu’il va soigner sa conduite, et les rues de Montréal s’en trouveront plus sécuritaires.

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Sur la glace

Mon billet précédent aura bientôt 4 mois, et je sens de la pression pour écrire ce nouveau billet. Des membres de ma famille m’ont souligné récemment que j’avais abandonné mon carnet. En réalité, j’ai beaucoup de choses à dire sur ce premier hiver à vélo. Ayant décidé de me concentrer sur un projet d’entreprise avec un ami, le carnet a pris le bord, comme on dit.

À la fin octobre, la grande majorité des cyclistes avait déjà disparu des rues, la température atteignant presque le point de congélation. Je constate que le nombre de cyclistes que je croise n’a pas diminué entre octobre et février.

Jusqu’à environ -5 Celcius, je porte des jeans, un polar et un coupe-vent, une tuque mince, et des petites mitaines à trois doigts. S’il pleut, j’enfile un pantalon de pluie, et les mitaines sont insuffisantes. Je gèle facilement des doigts, alors je préfère des grosses mitaines.

À la même température, parfois j’ai chaud aux mains, parfois j’ai froid. Je n’ai pas compris pourquoi. Ça ne semble pas lié à l’effort physique. Peut-être que c’est le vent? peut-être que c’est ma température corporelle au départ? Comme ça me prend habituellement 20 minutes me rendre au travail, je n’ai pas vraiment le temps d’avoir mal. Dès que j’ai mes grosses mitaines, je peux facilement me réchauffer le pouce en le joignant aux autres doigts pendant 2 minutes. Avec des gants, c’est plus difficile à faire et je dois m’arrêter pour faire un poing ou étendre mes doigts. L’hiver prochain, je vais peut-être me fabriquer un coupe-vent sur le guidon, pour protéger mes mains.

Quand je vais au centre-ville, je dois barrer mon vélo à l’extérieur, et je peux parfois me geler les doigts rapidement si je manipule la clef du cadenas à mains nues. D’ailleurs, cette clef est en train de casser, parce qu’avec mes mitaines, je manipule le cadenas en U pendant que la clef est dedans et je ne m’apperçoit pas que j’appuie dessus. Il faudrait que j’en fasse une copie! Je peux aussi me geler les doigts quand je barre mon vélo à l’intérieur, mais que je manipule mon cadenas congelé à main nues.

J’aime bien ce cadenas, et il fonctionne très bien depuis que j’ai huilé le barrillet. Ce qui fonctionne moins bien, c’est le câble flexible que je traîne avec moi, enroulé autour du cadenas en U. Ce câble possède une gaine en plastique flexible à température normale, mais qui devient très raide à -20 Celcius. Ça peut être fatiguant à utiliser, et à bien y penser, je ne devrais pas avoir peur du vol à -20…

À cette température, je dois mettre mes pantalons de pluie. Sous -20 Celcius, j’envisage ajouter un pantalon de polar, car mes genous ont froid et j’ai peur que ça me blesse, à la longue. Sous -5, je porte toujours des lunettes de ski, pour protéger mes yeux et une partie de mon visage. Le reste est protégé par un foulard en laine polaire. Au-dessus de -10 Celcius, je le porte sur le menton, et je le porte par-dessus la bouche en-dessous de cette température. J’avais acheté un masque troué avec une forme pour le nez, mais j’ai de la misère à respirer avec et comme je dois mettre les lunettes de ski par-dessus, ma respiration s’infiltre dans les lunettes et crée de la buée.

Sur la route, je suis bien visible. J’ai un clignotant arrière, mais surtout, des bretelles réfléchissantes. Je m’étais aussi acheté une veste réfléchissante pour vélo, mais elle était difficile à enfiler. À l’avant, j’ai un clignotant blanc à 5 DEL.

Comme l’été, je roule à 1,5 mètre des voitures stationnées, en ligne la plus droite possible. Si je peux circuler près du trottoir, je le fais à 1 mètre de celui-ci, et dès que je vois un obstacle, 20 à 30 mètres avant, je me déplace vers la gauche dès que possible pour prendre ma place dans la file de voitures. En me positionnant ainsi, j’empêche qu’un automobiliste me dépasse au moment où j’évite l’obstacle.

Si, inversement, je circule à gauche de voitures stationnées et que je rencontre une intersection où il n’y a plus de voitures, je continue habituellement sur une ligne droite pour ne pas avoir à me ré-insérer dangereusement dans la file de voiture après l’intersection. Parfois je dévie un peu vers la droite pour qu’on puisse me dépasser quand je me sens en sécurité, mais souvent je ne me tasse pas pour permettre à quelqu’un d’éviter par la droite un automobiliste qui vire à gauche.

Tout ça, ce n’est rien de spécifique à l’hiver, mais comme on me parle toujours de sécurité quand je parle de vélo l’hiver, ça reste dans le sujet. C’est certain que pour braver l’hiver, il faut avoir bravé l’été.

L’hiver change quand-même un peu ma conduite. L’automne dernier, nous avons eu droit à de la neige, puis de la pluie verglaçante qui a créé des plaques de glaces très épaisses. Rouler sur la glace avec mes pneus à clous n’est pas un problème, mais je ne veux pas rouler à l’intersection de l’asphalte et d’une croûte de 6 cm de glace! Mon pneu ne peut pas tenir en place et je risque de me casser la figure.

Les plaques de glace ont persité pendant un mois ou deux, mais elles se situaient dans la voie où les voitures se stationnent. En période de pointe, le stationnement est interdit d’un côté, le même que j’emprunte. Normalement, je roulerais dans cet espace, mais avec cette glace très inégale, j’ai dû rouler dans la voie de gauche, dans la file de voitures. Souvent, j’avais assez d’espace pour laisser les voitures me dépasser.

Dans les petites rues nord-sud, par contre, je ne laisse pas de place aux dépassements. Ce sont des sens-unique avec des voitures stationnées des deux côtés, et une seule voie libre pour circuler. Quand j’entends une voiture derrière moi, j’attends qu’elle soit à quelques mètres de moi avant de décider si je me tasse un peu pour la laisser passer tranquillement. Si je suis loin d’un feu de circulation, que je le vois tourner au vert, et qu’une voiture me suit, je m’arrête complètement sur le côté pour la laisser passer, par gentillesse. Autrement, en traversant l’intersection je me tasse à droite et je donne du temps aux voitures qui me suivaient pour passer devant moi.

Je suis étonné d’avoir reçu très peu de coups de klaxon pendant l’hiver. L’été, même si j’ai le même comportement, je reçoit un coup ou deux par semaine. J’aimerais bien comprendre.

Une différence importante entre l’été et l’hiver est la vitesse des automobilistes. Sur la neige, les démarrages et freinages sont plus doux, et la vitesse est réduite. Pour moi, c’est l’idéal. Je peux m’insérer dans le trafic et adopter le mode véhiculaire. En fait, je n’ai pas vraiment le choix, car dépasser par la droite signifie rouler dans plus de neige (c’est plus forcant), alors je dois attendre derrière les voitures à un feu rouge. Bref, j’aime les tempêtes de neige parce que vélos et voitures circulent à vitesse égale.

Par contre, pédaler dans la neige, c’est plus forcant. Un centimètre ou deux bien tapé, ça va, mais plus de 5 cm de neige « bardassée » ça commence à freiner le cycliste. Par neige bardassée je parle de cette neige écrasée par des dizaines de voitures et qui forme des sillons derrières les roues. Ces sillons sont d’ailleurs à éviter le plus possible parce qu’ils font dévier la direction. En tempête, je préfère donc rouler là où c’est bien tapé, et où je ne risque pas d’avoir des surprises: nids de poule, sillons, bosses de glace, etc.

Parlant de glace, les pneu à glace, ça marche. Je n’ai jamais dérapé. Je suis allé me pratiquer sur une patinoire fraîche, et j’ai une très bonne adhérence. Il faut seulement faire attention aux virages, qu’il faut prendre à basse vitesse. C’est vrai aussi sur la neige tapée, et j’ai acquis un certain contrôle du dérapage. Je prends maintenant plaisir à déraper, alors que l’hiver et l’automne derniers j’en avais peur. En revenant chez moi ce soir, après une bruine verglaçante, j’ai eu plus peur de tomber quand j’ai débarqué de mon vélo que lorsque je me pratiquais à vélo sur la glace la première fois.

Sur une note plus légère, quand je roule, je ne me prépare pas juste à tomber, mais aussi à me défendre verbalement si un automobiliste enragé tente de m’ôter de son chemin. Voici quelques phrases que j’ai employées ou que j’aimerais employer:

  • T’es pressé d’aller au gym? Je t’attends à la maison mon chéri!
  • Je n’ai pas pris mon Hummer aujourd’hui. Je t’ai laissé un peu d’essence à la pompe là-bas!
  • Tu vas être content, je t’ai laissé une place de stationnement près du travail!
  • Au fait, t’as l’intention de tuer combien de personnes aujourd’hui?

Rassurez-vous, la plupart du temps je ne fais que demander plus d’espace quand on me dépasse!

Fabian, comment a été ton hiver?


La température diminue

Il fallait s’y attendre, puisque l’hiver approche, et à la latitude de Montréal, l’hiver est froid. L’effet est terrible sur la majorité des cyclistes, qui se convertissent en utilisateurs du transport en commun, de la marche, ou de la voiture. Lorsqu’en plus la pluie se mêle à la partie, les pistes cyclables et les rues se vident de leurs cylistes.

Mais il en reste, et pas un petit nombre. Bien au chaud sous mon imperméable et ma laine polaire, j’avance vers ma destination à la même vitesse que cet été, et avec autant de plaisir. Même que je ne suis pas le seul à vouloir continuer à me déplacer à vélo cet hiver.

Il faut simplement prendre une minute de plus pour bien s’habiller avant de partir, car comme dit le proverbe: Il n’y a pas de mauvaise météo, seulement de mauvais vêtements!


La « piste » cyclable St-Zotique (encore)

Lettre envoyée aux élus de Rosemont-La-Petite-Patrie ce matin:

Bonjour,

J’utilise mon vélo pour aller reconduire ma fille de 10 mois à la garderie, et pour aller au travail. J’emprunte la piste cyclable sur St-Zotique de Pie-IX à Boyer.

Je suis toujours désolé de voir la piste se terminer à la Rue de Bordeaux. Je vous ai déjà rapporté l’état déplorable de la chaussée sur St-Zotique, mais ce n’est pas la raison de ce courriel aujourd’hui.

Dans l’espace restreint sur St-Zotique, entre Christophe-Colomb et Boyer, la chaussée est non seulement criblée de trous, mais elle est moins large qu’ailleurs. Étant donné qu’il y a des voitures stationnées, il reste à peine d’espace pour une voiture.

Ce matin, un automobiliste a pogné les nerfs alors que j’avancais dans cet étroit couloir, et a tenté de me dépasser par la gauche, dans la voie à contresens, au moment où j’amorçais mon virage à gauche pour prendre la piste cyclable sur Boyer. Ce que j’ai eu pour réponse: « Décriss de là! ». J’étais pourtant sur un tronçon d’une « piste cyclable »!

Serait-il trop demander d’interdire EN TOUT TEMPS le stationnement sur St-Zotique entre Christophe-Colomb et Boyer? Il me semble que ça sécuriserait beaucoup l’accès à la piste cyclable.

Espérons que l’automobiliste n’est pas arrivé en retard au travail à cause de moi.


The Seven Myths of Energy Independence

Ça fait un bout de temps que je réfléchis à la même chose:

During this transition away from oil, we will still need lots and lots (and lots) of oil to fuel what remains of the oil-burning fleet. If over those 20 years global oil demand were to fall from the current 86 million barrels a day to, say, 40 million barrels a day, we’d still need an average of 63 million barrels a day, for a total of 459 billion barrels, or almost half as much oil as we’ve used since the dawn of humankind.

And here we come to two key points. First, because the transition will require so much old energy, we may get only one chance: If we find ourselves in 2028 having backed the wrong clusters of technologies or policies, and are still too dependent on oil, there may not be enough crude left in the ground to fuel a second try. Second, even if we do back the right technologies, the United States and the world’s other big importers will still need far too much oil to avoid dealing with countries like Iran, Saudi Arabia, and Russia—no matter how abhorrent we find their politics.


Une dose de changement

Je m’informe de l’actualité grâce à un agrégateur, et quand je tombe sur un article intéressant, je l’ajoute à mes signets delicious. D’ailleurs, je suis abonné aux signets d’autres personnes grâce au RSS.

Habituellement, je m’en tiens à un signet, mais ce billet de Stephen Rees, à propos d’un article dans The Montreal Gazette, m’a marqué avec ce passage:

The key to improving the transportation mess in this region is to get the transit mode share from around 11% where is has been for the last ten years up to 17 to 20%. And that means getting those willing to change out of their cars. NOTE not all of them. Just enough to double transit mode share. That means 80% are still going to be in cars. This is called realism – and it is only the first step. But we do have to finally make a serious effort to achieve that.


Acheter de la musique par internet

Voilà plus de dix années que j’ai commencé à numériser tous mes CD de musique. Je l’écoutais de plus en plus à l’ordinateur, et j’ai été parmi les premiers acheteurs de lecteurs de CD MP3 et de lecteurs MP3. Aujourd’hui, je vais très rarement en magasin pour acheter des CD. Je télécharge par P2P depuis longtemps, et je n’achète que ce que j’aime. Mais pourquoi irais-je en magasin si ce n’est que pour payer pour de la musique que j’ai déjà?

Et que dire des magasins de musique sur internet?

J’ai déjà été membre de E-Music alors qu’on pouvait télécharger un nombre illimité de morceaux avec un abonnement mensuel, à prix fixe. C’était bien jusqu’à ce que j’en ait fait le tour.

Puis il y a eu ces sites web où on pouvait commander des CD. Il falait sortir la carte de crédit une semaine ou deux avant d’entendre plus que l’extrait de 30 secondes. À quoi bon, si je peux télécharger par P2P et écouter immédiatement?

Devant la montée du P2P, et face à un potentiel de marché considérable, des compagnies de disque ont commencé à protéger la musique vendue par internet, pour empêcher que le MP3 acheté légalement se retrouve sur les réseaux P2P. On parle de mesures de protection technique pour la gestion numérique des droits (de l’anglais: Digital Rights Management, ou DRM).

Ces mesures de protection ne sont pas compatibles entre elles, et peuvent difficilement l’être. Ça signifie que de la musique achetée sur le Apple Store ne peut être écoutée qu’avec iTunes ou un iPod. Ça rend très difficile de faire jouer le morceau de musique dans mon lecteur DVD de salon ou dans ma voiture, par exemple.

Alors pourquoi acheter de la musique protégée, si je peux en télécharger gratuitement par P2P, sans protection agaçante?

De plus en plus de maisons de disque réalisent les désavantages du DRM, et acceptent de vendre leur musique sur internet en format MP3, de loin le format de musique le plus répandu sur les réseaux P2P.

Et devinez quoi? J’adore ça! J’ai acheté récemment chez Tacca et Starzik. En connaissez-vous d’autres?

Mais pourquoi sortir la carte de crédit quand on peut télécharger gratuitement par P2P, me demanderez-vous? Parce que je ne risque pas de voir mon téléchargement bloqué à 99% pour le reste de l’éternité, parce que les fichiers sont de qualités (sans glitch), et parce que ça télécharge beaucoup plus rapidement.

On pourrait quand-même aller plus loin, et concevoir, par exemple, un site de téléchargement P2P qui inviterait à faire un don de quelques dollars, versés directement à l’artiste ou sa maison de disque.