La « piste » cyclable St-Zotique (encore)

Lettre envoyée aux élus de Rosemont-La-Petite-Patrie ce matin:

Bonjour,

J’utilise mon vélo pour aller reconduire ma fille de 10 mois à la garderie, et pour aller au travail. J’emprunte la piste cyclable sur St-Zotique de Pie-IX à Boyer.

Je suis toujours désolé de voir la piste se terminer à la Rue de Bordeaux. Je vous ai déjà rapporté l’état déplorable de la chaussée sur St-Zotique, mais ce n’est pas la raison de ce courriel aujourd’hui.

Dans l’espace restreint sur St-Zotique, entre Christophe-Colomb et Boyer, la chaussée est non seulement criblée de trous, mais elle est moins large qu’ailleurs. Étant donné qu’il y a des voitures stationnées, il reste à peine d’espace pour une voiture.

Ce matin, un automobiliste a pogné les nerfs alors que j’avancais dans cet étroit couloir, et a tenté de me dépasser par la gauche, dans la voie à contresens, au moment où j’amorçais mon virage à gauche pour prendre la piste cyclable sur Boyer. Ce que j’ai eu pour réponse: « Décriss de là! ». J’étais pourtant sur un tronçon d’une « piste cyclable »!

Serait-il trop demander d’interdire EN TOUT TEMPS le stationnement sur St-Zotique entre Christophe-Colomb et Boyer? Il me semble que ça sécuriserait beaucoup l’accès à la piste cyclable.

Espérons que l’automobiliste n’est pas arrivé en retard au travail à cause de moi.


The Seven Myths of Energy Independence

Ça fait un bout de temps que je réfléchis à la même chose:

During this transition away from oil, we will still need lots and lots (and lots) of oil to fuel what remains of the oil-burning fleet. If over those 20 years global oil demand were to fall from the current 86 million barrels a day to, say, 40 million barrels a day, we’d still need an average of 63 million barrels a day, for a total of 459 billion barrels, or almost half as much oil as we’ve used since the dawn of humankind.

And here we come to two key points. First, because the transition will require so much old energy, we may get only one chance: If we find ourselves in 2028 having backed the wrong clusters of technologies or policies, and are still too dependent on oil, there may not be enough crude left in the ground to fuel a second try. Second, even if we do back the right technologies, the United States and the world’s other big importers will still need far too much oil to avoid dealing with countries like Iran, Saudi Arabia, and Russia—no matter how abhorrent we find their politics.


Une dose de changement

Je m’informe de l’actualité grâce à un agrégateur, et quand je tombe sur un article intéressant, je l’ajoute à mes signets delicious. D’ailleurs, je suis abonné aux signets d’autres personnes grâce au RSS.

Habituellement, je m’en tiens à un signet, mais ce billet de Stephen Rees, à propos d’un article dans The Montreal Gazette, m’a marqué avec ce passage:

The key to improving the transportation mess in this region is to get the transit mode share from around 11% where is has been for the last ten years up to 17 to 20%. And that means getting those willing to change out of their cars. NOTE not all of them. Just enough to double transit mode share. That means 80% are still going to be in cars. This is called realism – and it is only the first step. But we do have to finally make a serious effort to achieve that.


Acheter de la musique par internet

Voilà plus de dix années que j’ai commencé à numériser tous mes CD de musique. Je l’écoutais de plus en plus à l’ordinateur, et j’ai été parmi les premiers acheteurs de lecteurs de CD MP3 et de lecteurs MP3. Aujourd’hui, je vais très rarement en magasin pour acheter des CD. Je télécharge par P2P depuis longtemps, et je n’achète que ce que j’aime. Mais pourquoi irais-je en magasin si ce n’est que pour payer pour de la musique que j’ai déjà?

Et que dire des magasins de musique sur internet?

J’ai déjà été membre de E-Music alors qu’on pouvait télécharger un nombre illimité de morceaux avec un abonnement mensuel, à prix fixe. C’était bien jusqu’à ce que j’en ait fait le tour.

Puis il y a eu ces sites web où on pouvait commander des CD. Il falait sortir la carte de crédit une semaine ou deux avant d’entendre plus que l’extrait de 30 secondes. À quoi bon, si je peux télécharger par P2P et écouter immédiatement?

Devant la montée du P2P, et face à un potentiel de marché considérable, des compagnies de disque ont commencé à protéger la musique vendue par internet, pour empêcher que le MP3 acheté légalement se retrouve sur les réseaux P2P. On parle de mesures de protection technique pour la gestion numérique des droits (de l’anglais: Digital Rights Management, ou DRM).

Ces mesures de protection ne sont pas compatibles entre elles, et peuvent difficilement l’être. Ça signifie que de la musique achetée sur le Apple Store ne peut être écoutée qu’avec iTunes ou un iPod. Ça rend très difficile de faire jouer le morceau de musique dans mon lecteur DVD de salon ou dans ma voiture, par exemple.

Alors pourquoi acheter de la musique protégée, si je peux en télécharger gratuitement par P2P, sans protection agaçante?

De plus en plus de maisons de disque réalisent les désavantages du DRM, et acceptent de vendre leur musique sur internet en format MP3, de loin le format de musique le plus répandu sur les réseaux P2P.

Et devinez quoi? J’adore ça! J’ai acheté récemment chez Tacca et Starzik. En connaissez-vous d’autres?

Mais pourquoi sortir la carte de crédit quand on peut télécharger gratuitement par P2P, me demanderez-vous? Parce que je ne risque pas de voir mon téléchargement bloqué à 99% pour le reste de l’éternité, parce que les fichiers sont de qualités (sans glitch), et parce que ça télécharge beaucoup plus rapidement.

On pourrait quand-même aller plus loin, et concevoir, par exemple, un site de téléchargement P2P qui inviterait à faire un don de quelques dollars, versés directement à l’artiste ou sa maison de disque.


Québécois, on fait le ménage et on respire!

Ce billet va s’adresser à un public plus large que mes lecteurs habituels. Je vais m’adresser directement aux citadens du Québec qui ont eu la chance de voyager en Europe. Vous êtes très nombreux!

Vous avez vu, comme moi, qu’il existe des villes fantastiques. Vous auriez aimé y rester plus longtemps, peut-être même y vivre, dans un rêve lointain.

Des qualités fréquentes de ces villes de rêve sont qu’elles sont agréables à visiter à la marche, parce que les constructions sont élégantes, les espaces publics bien mis en valeur, et parce que les piétons y ont la priorité.

Montréalais, quand nous prenons notre voiture, nous nous empêchons d’avoir une ville agréable à vivre. La voiture nous empêche de voir comme l’extérieur est laid. Nous nous réfugions dans un joli cocon de tôle pour nous déplacer d’une grotte luxurieuse à l’autre.

Ne serait-il pas le temps qu’on commence à faire le ménage de notre ville, et qu’on cherche à se déplacer autrement? Ça intéresserait peut-être quelques touristes, mais c’est nous d’abord qui en profiteraient!

Moi, mon rêve, c’est de voir la rue Jean-Talon accueillir un tramway d’un bout à l’autre, et d’utiliser le reste de l’espace avec un trottoir large comme trois voies, et une piste cyclable. Il n’y a pas de distinction entre la rue et le trottoir, et les piétons ont la totale priorité. Et s’il faut reculer quelques façades d’immeubles d’un mètre ou deux, qu’on le fasse malgré tout.

Je veux que la rue redevienne un lieu de vie.


Ma petite routine

Je fais partie des 5000 contributeurs d’OpenStreetMap qui ajoutent 25 000 kilomètres de routes chaque jour. J’expose ici comment mes contributions s’intègrent à ma routine quotidienne.

Ma fille réveille ma blonde, qui me réveille. Je m’habille, je déjeune, et je sors de la maison. Je met l’interrupteur de mon GPS bluetooth en marche, je lance Mobile Trail Explorer sur mon téléphone cellulaire, et je démarre mon enregistreuse vocale.

J’enfourche mon vélo et je pars pour le bureau. Je récite à voix haute le nom des rues que je croise, l’emplacement des boîtes à lettres, des supports à vélo, des cabines téléphoniques, arrêts d’autobus et autres points d’intérêt.

Le soir, je télécharge la trace GPS et l’enregistrement sur mon ordinateur. J’envoie le fichier GPX à OpenStreetMap, et j’ouvre JOSM pour écouter mon enregistrement et retranscrire ce que j’ai noté verbalement, ceci grâce à l’Audio Mapping de JOSM.

Après deux semaines, la carte OpenStreetMap de mon quartier est presque complète. Je commence à être bien préparé pour le Mapping Party en septembre!


Une perle dans un cauchemar

Ça fait plus d’une heure que je tente de télécharger un fichier de 150 Mo, hébergé sur un serveur très rapide au centre-ville. Le problème? À la place d’une vitesse habituelle de 500 ko/s, je télécharge à 30 ko/s! Ce qui aurait pris 5 minutes à télécharger en prend 83, soit pratiquement une heure et demie. Pourtant, au même moment je suis capable de télécharger un fichier sur le web à 500 ko/s.

Que se passe-t-il? C’est Bell Canada qui « throttle » ma connexion. Je ne suis pas client de Bell, mais mon fournisseur d’accès internet revend ses services. J’étais déjà au courant que Bell faisait ça pour BitTorrent, mais là je téléchargeais en SSH. Ce protocole, c’est ce qui me donne mon pain et mon beurre. Si j’étais charpentier, ça serait mon marteau.

En cherchant à comprendre ce qui se passe, je suis tombé sur cet article: New filings reveal extent, damage of Bell Canada throttling. Ça relate la justification de Bell Canada. J’ai été surpris d’y lire ceci:

But Bell insists that there is no way to build enough capacity to address the issue. Just as highway builders have found that increasing the number of lanes does not translate in the long term into less congestion (because the bigger roads encourage more use), Bell argues that « the nature of the growth of Internet traffic is that as network capacity expands, new user applications invariably also grow to utilize that capacity. »

C’est une très belle comparaison, à la différence que la fibre optique n’a jamais tué personne!


Passez le test

The Safety is Sexy Campaign


Eau de pluie: ça pompe!

J’ai profité d’une belle journée ensoleillée pour faire avancer mon projet de récupération d’eau de pluie. J’ai commencé par l’extérieur pour profiter du soleil, et j’ai connecté le tuyau de pompage à un premier baril. Je suis ensuite allé au sous-sol compléter la tuyauterie, et après 6 heures de travail, l’eau a jaillit! Voyez le tout en photos.

Il me reste à connecter les deux autres barils au premier pour commencer à récupérer de la vraie eau de pluie, car ce n’est pas encore le cas. J’ai rempli un baril d’eau de piscine pour tester!

Je veux aussi ajouter un interrupteur qui arrêtera la pompe quand le niveau d’eau dans le baril est trop bas, pour éviter de pomper de l’air et d’avoir à amorçer la pompe à nouveau. Aussi, tout dépendant de l’usage qu’on en fait et de la quantité d’eau de pluie récupérée, je songe ajouter un mécanisme de remplissage avec de l’eau de l’aqueduc en cas de sécheresse. Ainsi, la pompe n’aurait jamais à s’arrêter.

Autre amélioration possible: ajouter une colonne d’air sur le tuyau de pompage, pour diminuer le coup produit quand la pompe s’arrête. Je crois que ce « toc » est dû à l’inertie de l’eau pompée, qui cogne sur la valve de la pompe quand celle-ci s’arrête. Remarquez, c’est peut-être le fonctionnement normal…

Le lendemain, comme pour me narguer, il pleut toute la journée, et je ne récupérerai pas une seule goutte de cette belle pluie de printemps.


Traverser une intersection sans y rester

Comme un rat, le cycliste doit se faufiler dans la ville sans se faire écraser. Pour y arriver, il y a plusieurs trucs, un grand nombre étant répertoriés dans The Art of Urban Cycling. Ce matin, arrivé à destination sain et sauf et traversant la rue à pied, j’ai réalisé que j’étais utile au cycliste qui traversait à côté de moi.

Lorsqu’on approche une intersection à vélo, on ne peut pas voir si des voitures approchent sur la rue transversale. Il y a cependant quelques indices qui peuvent souvent nous permettre de traverser presque sans perte de vitesse. S’il y a des piétons qui traversent tranquillement, c’est bon signe, pour autant qu’ils soient dans le milieu d’une voie lorsque vous y serez aussi.

On peut aussi utiliser d’autres cyclistes, des voitures, camions et autobus. Mais attention! C’est un jeu risqué, car si vous allez plus lentement que l’autobus, une voiture pourrait passer derrière celui-ci et oh! surprise, un cycliste!

Il y a certaines situations où c’est l’inverse: traverser une intersection en même temps qu’un autre véhicule pourrait vous sauver la vie. Je pense aux intersections achalandées et rapides où plusieurs automobilistes aiment prolonger le feu jaune un peu trop longtemps. Le feu vire à vert pour vous, mais vous êtes inquiet. Mais heureusement, si une voiture s’engage en même temps que vous à votre gauche, elle devient un bouclier!

Qu’en pensez-vous? Est-ce réellement plus sécuritaire?